Partager l'article ! Les jumeaux du chaos (part 1): (Toute ressemblance avec des personnes existantes est certainement une illusion et purement fortuite^^) ...
Ou l'histoire très partiale et incomplette de ma vie, qui laisse dans l'ombre ses aspects les moins reluisants.
| Mai 2012 | ||||||||||
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Dans le fin fond des caves du Vatican, dans les salles secrètes où résident les livres qui ne peuvent être lus, une porte s’ouvrit devant un jeune moine. Oratio du haut de ses 15 ans bravait l’un des plus grands interdits de l’église où il résidait. Ce n’était pas un garçon habitué a enfreindre les règlements, au contraire, il était d’un naturel peureux et avait choisit la voie de l’église car il préférait mener une vie calme et obéir aux ordre qu’on lui donnait, ravi de vivre chaque jour la même morne routine.
Pourtant un évènement majeur l’avait poussé cette fois à sortir du droit chemin et à sauter les barrières qu’il avait lui-même érigées. Le patriarche de l’église, le père Simon, était décédé à cet endroit précis 2 jours auparavant. Les médecins avaient conclu une crise cardiaque, mais au moment ou les ambulanciers partaient, le corps sur une civière, un courant d’air leva le voile recouvrant le défunt et Oratio avait eu le temps de voir son visage, une vision qui le hanterait probablement jusqu’à la fin de sa vie.
Il avait déjà assisté aux derniers sacrements des morts, mais il les avait toujours vu avec un visage détendu et un sourire serein, or le visage du patriarche n’était qu’un masque de douleur et d’effroi.
Sa main tremblant encore sur la poignée de la porte interdite, le jeune tonsuré avança d’un pas dans la pièce secrète, puis il s’arrêta, se contracta de tout ses muscles et ferma fort les yeux comme si il s’attendait à ce qu’un quelconque démon s’attaquât à lui. Après quelques instants, il rouvrit les yeux, soulagé, il rentra précipitamment et referma la porte derrière lui en faisant le moins de bruits possible. Il fît un premier tour, sur la pointe des pieds pour vérifier que l’immense bibliothèque était bien vide. Cela fait il s’autorisa à allumer une chandelle qu’il alluma et qu’il tînt dans sa main.
Il commençât ensuite à lire les noms des catégories des ouvrages. Il cherchait la section démonologie, car il était connu de tous que le père Simon avait été un exorciste reconnu en son temps et peu de gens à travers le monde pouvaient prétendre en savoir plus que lui au sujet des créatures démoniaques.
Le petit moine n’ayant jamais mis les pieds dans un tel endroit, il lui fallut plus de deux heures pour trouvé la section recherchée, et pour cause, elle était mise en dehors de la bibliothèque principale, dans une petite pièce juste à côté, dont la porte d’entrée était si petite qu’Oratio dût presque se plier en deux pour y rentrer. Une fois dans la pièce il n’eut plus aucun doute, les marques de craie formant une silhouette humaine sur le sol, il sût immédiatement que c’était bien ici que le vieux moine avait rencontré la grande faucheuse.
Aussitôt il se mit à fouiller la pièce, rien n’avait été changé de place, les moines étaient encore trop choqués sans doute, que pour avoir pensé à ranger les affaires du défunt prêtre.
Oratio fût déçut de ne voir aucun livre dérangé, il était sur que, comme dans tous les livres policiers qu’il avait lu, il allait trouver dans l’un d’entre eux un indice capital. Qui plus est il avait terriblement envie d’ouvrir l’un de ces livres interdits. Il fît le tour de la pièce, de plafond bas la pièce était entièrement ronde, le moinillon pensait qu’elle devait faire une dizaine de mettre de diamètre mais il n’avait jamais vraiment eu le sens de la mesure. Les murs étaient tous recouverts de livres, vieux et abîmés, ils dégageaient une odeur de vieux parchemins qui vous donnait la sensation d’encrasser vos poumons avec une poussière vieille de mille ans. Oratio commençât à lire le nom des livres, il lui fallait un certain temps pour chaque ouvrage car son latin n’était pas encore très fluide. Bientôt il fût tellement absorbé pour sa lecture qu’il en restait indifférent à la cire chaude qui lui coulait lentement sur les doigts. Après avoir fait le tour de la pièce sans rien découvrir de particulier il soupira, il pensait qu’il allait donc devoir ouvrir et lire tous ses bouquin pour trouver ce que faisait le vieil homme ici avant de mourir. Il s’assit sur le seul tabouret de la pièce et laissa son regard tombé sur l’angoissante silhouette de craie sur le sol. Une boule se forma dans la gorge du jeune garçon, depuis qu’il était entré dans les ordres, le vieux moine avait toujours semblé l’apprécier plus que les autres. Certes il était très dur, lançait de regards noirs à quiconque parlait en sa présence sans en avoir eu la permission, mais il avait pris la défense un jour d’Oratio alors qu’on l’accusait a tord, d’avoir chipé quelques nourriture à la cuisine. Depuis, le moine considérait le vieil homme comme son défenseur et il avait été très chagriné par sa disparition. Quelque chose le chiffonnait tandis qu’il regardait le sol, il lui semblait que l’image de craie bougeait. Il se leva précipitamment et vît qu’effectivement l’image bougeait, saisit d’effroi il s’apprêtait à sortir en courant quand il s’aperçût que le bras de la silhouette semblait lui montrer quelque chose, il regarda dans la direction voulue et vit effectivement un petit coffre de bois au quel il n’avait prêter aucune attention, il était verrouillé d’un énorme cadenas si rouillé qu’on avait pas du l’ouvrir depuis au moins deux siècle. Sa mâchoire faillît en tomber quand il vit le cadenas s’ouvrir devant son nez. Evitant soigneusement de marcher sur la silhouette qui avait retrouvé sa forme d’origine, la moinillon allât ouvrir le coffre et prit son contenu, un gros livre lui semblait-il, entouré d’un étoffe de lin grossièrement tissé. Il emmena le livre et le posa sur le bureau. Il se rassit sur le tabouret en prenant bien soin d’avoir toujours l’étrange silhouette sur le sol dans son champs de visions. Prenant son courage à deux mains, il défît l’étoffe de lin. Le livre était relié plein cuir noir, il n’y avait aucune inscription ni sur la tranche, ni sur la face, seulement un étrange dessin qu’il ne se souvenait pas avoir déjà vu : Un soleil aux rayons dessinés comme à l’ancienne, dessiné a l’encre dorée et en dessous, une lune et au centre de celle-ci une étoile, peintes elles, d’une encre argentée.
Oratio n’y fît pas grande attention, après tout il s’agissait de livre traitant d’arts occultes et tout le monde sait que les païens vouaient volontiers des cultes aux astres lunaires et solaires…
Légèrement rassuré, il tourna la couverture de livre, il posât les yeux dessus et il tomba se son siège. Le livre parût prendre vie, il s’illumina d’un étrange lueur puis il disparût, ne laissant derrière lui qu’un coffre vide, une vieille étoffe et le cadavre d’un moine.
Plus loin, plus tard, ailleurs :
Christian allongea ses jambes sous le bureau et bailla sans retenue. Il regardât sa tasse de café avec espoir. En vain, elle était désespérément vide. Il était déçût, une tasse de café lui aurait été salutaire, il était ivre de fatigue et il lui restait encore du travail pour plusieurs heures. Résigné a devoir quitter des yeux ses précieuses copie, il se leva et descendit à la cuisine commune de la maison. Pestant contre les jeunes recrues qui ne rangeaient jamais rien, il dût fouiller toutes les armoires pour retrouver son café préféré, un arabica pur. Il mît de l’eau à bouillir et prit un gâteau au miel pour patienter. Il dégustait tranquillement sa pâtisserie quand un grincement dans l’escalier lui fît tendre l’oreille. Les bruits de pas se dirigeaient vers la cuisine, Christian fût étonné, il pensait être le seul à avoir des fringale nocturnes. La porte s’ouvrit un enfin sur une vieille femme aux cheveux gris et au visage aussi buriné qu’une vieille pomme.
Reconnaissant la dame Christian se précipita vers elle, pensant qu’elle avait un quelconque soucis. Il se trompait.
-Pousse toi de la petit ahuri, je vais très bien !
-Je suis navrée, je n’ai pas l’habitude de vous croisé de nuit alors j’ai cru que…
-Rien de tout ça mon petiot, je te cherchais tout simplement et comme il n’y avait personne quand je suis rentrée dans ta chambre et que ta tasse de café était vide j’en ai conclu que tu étais ici…
Le jeune homme sourit et passa sa main dans son épaisse chevelure noire. –Je vois que vous connaissez toutes mes petites habitudes madame…
- Évidemment, je m’intéresse beaucoup a toi ! Et arête avec ces « madame » ce me rend chèvre, appelle moi Madeleine, comme tout le monde !
-Bien mad… leine, mais pourquoi vous intéressez vous à moi ? Je suis intrigué.
-Oh ne fait pas l’innocent, tu sais très bien pourquoi je m’intéresse a toi, tu es bien assez intelligent pour le comprendre, je me fais vieille et j’ai besoin de quelqu’un de débrouillard pour me succéder, pas un de ces petits merdeux propre a rien faire, et je pense que tu serai un parfait candidat. Bien sur tu devras faire tes preuves.
-Je suis à votre service madame. Répondit Christian, flatté.
- Je t’ai dit d’arrêter avec ces « madame » !! Et puisque tu es a mon service ça tombe bien, j’ai besoin de toi demain, un coup extrêmement important que tu devra réaliser seul !
-Mais je …
-Rien du tout ! éructa la vieille, tu file donner tes documents a traduire a Samuel, et tu vas faire ta valise, nous partons demain a 15h20 précise, tu n’auras pas besoin d’un matériel spécial, je m’occupe de tout, prends juste des vêtements pour une quinzaine de jours !
-Oui madeleine, mais puis-je savoir de quoi il retourne.
-On en a repéré, on n’arrive pas à déterminer combien ils sont, curieusement. Il nous faut les récupérer avant que quelque chose de dramatique se passe !
-Dramatique ? Pourquoi dramatique, sont-ils puissant, dans quelles classe sont ils ?
-Alpha !
Christian parût catastrophé ! -Alpha, mais c’est énorme, on a plus connu ça sur terre depuis, depuis… des siècles, et vous voulez que je m’en occupe seul ?
- Oui c’est énorme et encore je dis alpha parce qu’il n’y a pas de lettre avant, je crois même pouvoir dire que nous n’avons jamais affronté ça ! Et oui, tu devra faire cette mission seul car il est, ou ils sont je l’ignore, déjà aux mains de l’église… En plein Vatican, dans les salles secrètes, je ne pourrai jamais m’y introduire sans me faire repérer…
-Mais on a nos hommes là-bas, ne peuvent-ils rien faire ?
-Non, ils ont été évincés, les moines sont extrêmement prudents, ils ne laissent entrer que les gens dont ils sont surs…
-En ce cas comment vais-je ?
-Les faux moines ont intercepté une lettre envoyée à l’évêché d’Allemagne, pour demander Paulus Maxus de venir en personne. Tu vas te faire passé pour lui ! Ça ne sera pas dur, personne la bas ne sait a quoi il ressemble vraiment et il ne parle quasiment jamais, ils ne te poseront pas de questions d’autant plus qu’ils sont persuadé que leur message est resté secret et a bien été envoyé à la bonne personne. Mais trêve de papotage, tu dois être en forme demain, va faire tout ce que je t’ai dit et retrouve moi demain dans le hall a 15h20, je ne tolérerai aucun retard !
-Bien madame !
La vieille fît volte face en râlant et laissa Christian seul dans la cuisine, la bouilloire sifflait depuis longtemps. Mécaniquement il fît son café, ne faisant pas attention a ses gestes, il était concentré sur tout ce qu’on venait de lui raconter. Reprenant le dessus sur ses appréhensions, il prît son thermos de café et monta faire sa valise et transférer les documents à traduire. Il régla son réveil et se coucha. Résolu à ne pas paniquer, il se forçât a se calmer totalement, 10 minutes plus tard il dormait.
Les jours qui suivirent furent sans doute les plus étranges de sa vie. Et pourtant sa vie était déjà fort différente de celle de n’importe qui d’autre a son âge. A peine 20 ans et il était déjà un membre très reconnu de son organisation. Il avait été recueilli à 13 ans dans cet étrange établissement, il fuyait un père trop possessif et trop coléreux qui ne supportait pas que son fils fît différemment de lui. Mais Christian n’avait jamais fait comme les autres, il était très intelligent, et dès son plus jeune âge, les enfants de son âge avaient peur de lui, quand a lui il les méprisait, autant qu’il méprisait l’école, il récoltait des notes exécrables et pourtant il était plongé a longueur de journée dans des livres traitants de tous les domaines. Les années passant, son dégoût pour ses condisciples s’accentua, a tel point qu’il en devenait parfois violent. A 13 ans il avait été renvoyé de son collège, un élève de sa classe avait sauté du toit de l’école, il avait été tenu pour responsable, mais personne ne pouvait le prouvé, plusieurs personne avaient vu l’autre garçon sauté de son plein gré, néanmoins on l’avait accusé d’avoir poussé l’autre à se suicider et on avait vu la une excellente excuse pour s’en débarrasser. Son père fou de colère voulût le corriger à la ceinture, comme l’avait fait son propre père autrefois. Christian n’était pas couard mais que peut faire un garçon maigrelet de 13 ans face à un homme de 40 ans armé et faisant deux fois son poids. Il avait fuit, courant et courant pendant plusieurs heures, il avait finit par s’écrouler de fatigue dans un petit bois.
Le lendemain matin il s’était réveillé dans cette étrange maison dans la quelle il habitait toujours à présent, il y avait rencontré des gens qui étaient différents, comme lui, ils lui proposèrent de rester, il avait accepté sans même réfléchir, et il n’avait jamais regretté son choix. De ces années la il ne se souvenait de rien de précis, il avait appris avec des gens qui l’intéressaient, chaque jour, toute la journée, il suivait leurs enseignements comme un puits sans fond que même un océan ne pourrait parvenir à combler. Il avait très vite compris que ces gens avaient beaucoup de ressources, il s’en était rendu compte en voyant l’annonce de sa propre mort dans le journal, cela expliquait pourquoi son père n’avait plus jamais cherché à le retrouver…
Le jour de ses 16 ans l’homme qu’on appelait Ézéchiel là bas demanda à lui parler, en
privé. Dans son bureau il avait appris des choses qui allaient lui changer la vie, il avait appris l’existence de toutes ces choses que l’on cache habituellement ou que l’on fait passer pour des
légendes, des histoires pour les enfants. La maison où il était installé depuis 3 ans était en fait une organisation aussi vieille que la religion juive qui cherchait à étudier et à protéger les
hommes de ces créatures, et vice-versa.
Depuis il vouait sa vie à cette organisation il avait appris plusieurs langues mortes a une vitesse effarante et faisait de son mieux pour mener a bien ses missions sur papiers, et a partir de
ses 18 ans il commençât à mener à bien de véritables missions pour l’ordre, ainsi il avait déjà exorciser 3 personnes, et deux maison (ainsi que des toilettes publiques mais c’est une autre
histoire), il avait aidé l’âme d’un mort à trouver la paix et avait sauvé une dryade de la mort en empêchant que son arbre gardien soit abattu.
Néanmoins malgré tout son savoir et toutes ses expériences il était très anxieux. Les créatures qu’il allait devoir aider, ou affronter, étaient de classe alpha, à savoir elle étaient plus puissante que tout ce que l’on peut imaginer.
Dans l’avion qui le menait vers l’Allemagne, le jeune homme relisait les notes que lui avait fourni Madeleine sur tous les points qu’elle jugeait important. Il allait devoir se faire passer pour un moine pendant plusieurs jours, il était donc important qu’il sache quel comportement adopter en diverses situations. Plongé dans ses écrits il ne sentait pas le regard qui pesait sur lui.
Madeleine était très faible, elle n’en laissait rien voir mais sa courte nuit ne lui avait vraiment pas suffit, ses articulations lui faisaient mal et une migraine perfide commençait à s’insinuer dans ses tempes. Elle songeait de plus en plus à prendre sa retraire, à rester gentiment à la maison à traduire de vieux textes et à prier pour les jeunes en missions. Mais pas avant d’être sure qu’il y aie quelqu’un de se trempe pour prendre la relève. Durant toutes ces réflexions elle observait Christian du coin de l’œil : 1m 87, mince, les cheveux noir coupés cours, de grand yeux brun mélancolique, et ce foutu anneau a l’oreille qu’elle abhorrait, il avait tout pour plaire mais il ne s’en rendait absolument pas contre, certes, il avait déjà eu quelques aventures mais les femmes semblaient moins le captiver que ses livres et ses missions. Plongé dans ses notes il s’était nonchalamment avachis dans son fauteuil de première classe, sa chemise noire légèrement entrouverte sur son torse, son jean déchiré au genou, il sirotait distraitement sa tasse de café noir sans remarquer les regards insistants de l’hôtesse de l’air qui, elle, ne le quittait pas des yeux. Il avait en effet beaucoup de charme.
La vieille bailla, ils avaient encore 5 bonnes heures d’avion avant d’arriver. Elle s’endormit.
Vingt minutes avant l’atterrissage, Madeleine allât secouer Christian.
-Change toi mon gros, on arrive a Berlin dans 5 minutes, tu dois te mettre en tenue de prêtre avant de prendre l’avion pour Rome, personne ne doit avoir le moindre doute !! Allez tient !
Elle lui enfonçât un sac dans l’estomac. – Enfile-moi ça immédiatement et puis ramène ton cul !
Sans faire de manière sur le vocabulaire de son aînée, il allât se changer et ressortit en moins de 5 minutes, extrêmement mal a l’aise.
-Parfait, vire moi cet anneau et personne ne pourra jamais deviner que tu n’es pas un prêtre.
Christian fît la moue en enlevant son piercing, il savait que la vieille l’avait toujours détesté…
Il sortirent de l’avion et prirent le vol pour Rome immédiatement. En arrivant il était rompu de fatigue.
A Rome ils se séparèrent, Madeleine lui avait donné un morceau de papier avec l’adresse et le numéro de téléphone de l’hôtel où elle allait séjourner, elle voulait de ses nouvelles le plus tôt possible.
Il avait rejoint quand à lui la bande de moine Italien venus le chercher, il avait l’impression que son estomac n’était plus qu’un entrelacs compact de nœuds mais son visage n’en laissât rien paraître. Les jeunes moines l’emmenèrent directement au Vatican, on lui donna une chambre spartiate et on lui dit dans un allemand approximatif, qu’il devait se reposer et que l’évêque viendrait le chercher le soir même aux environs de minuits. Rompu de fatigue, il s’allongeât sur le lit et ferma les yeux. Quelqu’un vînt le secouer, il rouvrît les yeux il faisait noir. Il se releva et regarda son interlocuteur, un homme ayant la quarantaine, cheveux bruns yeux bleus se tenait devant lui, son physique était totalement banal mais Christian fût choqué par le regard de l’homme, il avait le regard fuyant et fiévreux comme si quelqu’un ou quelque chose le pourchassait. L’homme lui fît signe de le suivre. Il se leva et marchât a sa suite, l’autre était nerveux et se retournait au moindre son étrange, bientôt Christian fût lui aussi mal l’aise. Ils durent marcher longtemps, passant de couloir en couloir, sans éclairage, en prenant des passages secrets connus de très peu d’homme, ils arrivèrent enfin devant une porte en chêne. Le guide s’arrêta et lui montra la porte du doigt, ensuite il s’en fût en faisant tous les efforts du monde pour ne pas courir. Christian le comprenait, à travers la portes il sentait déjà l’énergie malsaine lui passé a travers. Il prît un instant pour faire le point avant d’ouvrir, quoi qu’il y ait dans cette pièce il ne devait pas montrer de surprise, il était censé être un prêtre qualifié dans l’étude des créatures démoniaques.
Il écoutât à la porte, de voix parlaient en latin et une voix leur répondait, mais le son n’était pas assez fort pour qu’il puisse discerner ce qu’il s'y disait.
Prenant son courage à deux mains, il ouvrit la porte.
Il entra dans un large pièce haute dans la quelle brûlait un grand feu et plusieurs encensoir. Il faisait chaud à mourir, les prêtres faisaient face à la mystérieuse créature qui était toujours cachée à ses yeux pas un paravent. Un des moines présent le vit et lui fit signe d’approcher, il s’exécutât, redoutant ce qu’il allait découvrir, il allât se mettre a coté de autre moines et tournât enfin son regard la où tous les autres convergeaient. Il n’en crût pas ses yeux.
Ce n’était que deux jeunes gens d’à peu près son âge enveloppés dans un vieux tissu de lin et attachés à leurs chaises. Christian notât que tout le reste du mobilier avait été évacué et que les encensoirs étaient fermement arrimés au sol. Détaillant longuement les deux victimes il dût réviser son jugement, ils n’ont que l’apparence humaine, l’énergie qu’ils produisent est bien trop forte pour des humains. Notant chaque détail dans sa prodigieuse mémoire et il détaillât les jeunes gens. Le premier, un garçon était d’assez faible constitution, un bon mètre 75 a première vue, assez mince, l’ossature fine, les traits du visage fin, il fixait obstinément le sol. Il avait de long cheveux brun lui tombant jusqu’au rein et des yeux bleus océan assez étrange, Christian voulu les regarder de plus prêt mais un moine lui prit le bras et le secoua énergiquement.
-Pas regarder yeux !! Le moine semblait très paniqué, il montrât du doigt un autre moine de la salle, Christian le regardât sans comprendre, puis il vît, les orbites creuse de l’homme. Un frisson parcourût son échine. Il retournât a son inspection en évitant volontairement le visage du garçon, il passât derrière eux, le garçon était torse nu et en haut de son dos était tatoué un symbole, en se rapprochant Christian vu qu’il s’agissait en fait d’une lune avec une étoile dans son centre, un des nombreux symbole de la nuit. Il passât en suite à la jeune fille assise sur l’autre chaise, qu’il avait jusqu’alors ignoré car elle le troublait. Elle aussi devait mesuré un bon mètre 75 mais elle était d’une plus forte constitution que l’autre, des long cheveux roux et bouclé cascadaient dans son dos également jusqu’au reins, contrairement a l’autre, elle se tenait très droite et fière, elle cherchait a planté ses yeux dans les siens, Christian prît garde de ne pas se laisser tenter. La peau pale, des formes généreuse et une ample poitrine Christian se sentît honteux de regarder ainsi une telle femme recouverte d’un vulgaire drap de lin. Elle avait également les poings liés dans le dos. Il passât également dans son dos et, mû par une intuition certain, il écarta les cheveux pour dénuder sa peau entre ses omoplates, un soleil de 10cm de diamètre y était tatoué. Il se replaçât devant elle et fût attiré par son visage, il ne pût s’empêcher de la regarder, il fût immédiatement happé par ses yeux, couleur d’ambre liquide à l’iris cerner de noir, il eu l’impression que ce regard pénétrait jusqu’au fond de son âme et qu’il mettait tous ses secrets à nu, il ne parvint pas a s’en détacher. Le moine qui l’avait déjà secoué une fois revînt et le tira à l’écart. Toujours dans son allemand approximatif il lui dit que l’évêque était arrivé et qu’à partir de maintenant il devait se contenter d’observer.
En effet Christian remarquât l’homme de petite taille en vêtements vespéraux qui se tenait devant les deux créatures.
Il fît le signe de croix devant eux, Christian pensait les voir se tordre de douleurs mais ils se contentèrent de prendre exactement la même pose, le buste largement incliné vers l’avant mais la tête relevée regardant bien en face l’homme devant eux. Ils bougeaient exactement de la même manière, même leurs respirations étaient de concert, à un tel point que ça en était effrayant. Le prêtre leur demanda en Italien qui il étaient. Pas de réponses, il réitéra sa question en latin, ils ne répondirent toujours pas mais un sourire démoniaque s’affichât sur leurs visages. Le prêtre poursuivit en français cette fois : pourquoi êtes vous sortis de l’enfer, créatures du diable. Ils répondirent cette fois, mais en même temps, si bien qu’on ne semblait entendre qu’une seule voix : « O mors ero, mors tua : morsus tuus ero infèrne. »
« O mort, je serai ta mort : enfer, je serai ta ruine », traduisît machinalement Christian.
Il semblerait que ces créatures ne soient pas spécialement du coté du diable pensât-il.
Il prît la parole, enfreignant l’ordre qu’on lui avait donné. -Etes vous des anges alors, ou savez vous quelque chose d’eux ? (Par cette question il espérait savoir si les deux créatures étaient des égrégores de nature catholiques).
« Scrutati sunt iniquitates, defécerunt scrutantes scrutinio »
« Ils ont scruté les abîmes du mal et ils ne se sont arrêtés qu’après en avoir touché le fond ».
Ils rirent d’une manière étrange comme d’une mauvaise moquerie.
Pourquoi êtes vous là ? demanda l’évêque, qui voulait reprendre la situation en main.
« Illuminare his qui in tenebris, et in umbra mortis sedent, ad dirigendos pedes nostros in viam caos. »
« Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans une voie de chaos ».
Christian n’était pas sur que ce langage voulait dire quelque chose ils reprenaient des paroles de l’église mais en changeaient certains mots à leurs convenances.
Le vieil homme lui ne semblait pas goûter du tout à leur plaisanterie, il éructa, son visage rouge congestionner par la colère : vous périrez par les flammes si vous osez blasphémer les paroles de dieux une fois de plus. Leurs sourires s’effacèrent d’un coup, laissant place à un terrible regard devant le quel le prêtre semblait prêt à flancher.
« Nolité judicare ut non judicémini inquo, enim judicio judicaveritis, judicabimini, dicit dominus. »
« Ne jugez point, pour ne pas être jugés, car vous serez jugés comme vous aurez jugés les autres, dit le seigneur. »
Christian n’eut pas le temps de faire le moine geste, le moine était devenu une véritable torche humaine.
Les autres se jetèrent sur lui pour étouffer les flammes, en vain, il était déjà mort, il semblait avoir été rongé de l’intérieur. Le moine qui l’avait déjà secoué par deux fois s’avançât vers les créatures et les gifla à la volée tous les deux, il était devenu fou de colère.
Christian se souvînt qu’il était censé être habitué a ce genre de situation, une chance pour lui il avait toujours su gérer les crises. Il fît sortit tout le monde a grand cris et exigea d’être seul avec les deux créatures, il obtînt vite ce qu’il désirait a grand coup de hurlement en allemand.
Se retrouvant seul avec les créature il tenta le tout pour le tout.
-Je sais que vous me comprenez, alors écoutez moi bien, je fais partie d’un ordre qui s’occupe ces cas étrange comme votre venue, nous ne sommes pas la pour vous faire du mal, mais j’ai besoin de votre coopération pour sortir d’ici, et de votre accord aussi.
Il se félicitât d’avoir ajouter ce dernier point en voyant les marque que le feu avait laissé sur le sol.
Les deux « démons » se regardèrent, ils se levèrent promptement. Les cordes qui les emprisonnaient ayant mystérieusement brûlé au contact de leurs chairs. Ils se placèrent devant lui et s’inclinèrent légèrement, comme pour se présenter. « Gemelle chaotica” dirent-t-ils d’une même voix, puis le garçon s’avance refis une courbette et dit Syaro en plaçant sa main sur son cœur, ce qui devait être sa sœur fit de même et se présentât sous le nom d’Elyah. Christian les imitât et se présentât de la même manière. Les jumeaux lui sourirent, il semblaient attendre qu’il agisse. Réfléchissant a tout vitesse et refis en pensée le chemin inverse qu’il avait prit pour pouvoir ressortir. Sortant un portable d’une poche de sa bure il tenta d’appeler Madeleine, en vain il n’avais pas de réseau. Il voulût ranger l’appareil mais Syaro le prit par les poignets et l’en empêchât.
Recommence dit ce dernier d’une vois énigmatique. Christian s’exécutât et pendant qu’il composait le numéro il vit Syaro poser un doigt sur le téléphone et lever l’autre vers le haut. Christian trouvât cette idée ridicule, jusqu’à ce que la voix de Madeleine lui parvînt aux oreilles.
-Qu’est-ce qui se passe, pourquoi tu as attendu si longtemps ?
Il lui coupât la parole.
-Tu viens me chercher ici, immédiatement avec une voiture et de la place pour 4 personne, on file directement a l’aéroport, je les ai sauvé mais ils ont blessé et même tué, il faut se dépêcher ! Magne toi !!
Il raccrochât sans lui laisser le temps de répondre. Il prit les devant et ouvrit la porte, un moine était devant et le regarda d’un air interrogateur. Christian l’assomma d’un coup de poing dans la mâchoire. Il passât dans le couloir et fît signe aux jumeaux de la suivre. Il remarquât qu’Elyah prit la main de Syaro et le tirait dans sa direction, elle avait l’air de beaucoup s’amuser, lui pas, il finit par accepter de la suivre et ils coururent main dans la main derrière lui.
Il firent le chemin inverse ne s’arrêtant que devant une garde robe ou ils se vêtirent avec les bures de moines. Elyah dût renoncer à attacher les boutons du haut…
Quand il sortirent enfin Christian avait les poumons en feu, il ne comprenait pas pourquoi personne n’avait essayé de les stoppé. Il compris en entendant deux bruit mat derrière lui alors qu’il s’engouffrait dans la voiture. Les corps des gardes étaient tombés sur le sol. Christian espéra qu’ils n’étaient qu’endormis…
Ils foncèrent a travers les rues de Rome, sans aucun souci de circulation, les jumeaux semblaient ne pas apprécier qu'on leur coupe la route.
Bientôt, les hurlement d'une sirène se fît entendre et plusieurs voitures de police apparurent dans leur rétroviseur.
« C'est la fin » pensa Christian.
Les jumeaux se retournèrent d'un même mouvement vers lui, comme si ils l'avaient entendu.
Il vît la fille prendre son frère par la main et afficher ce même sourire démoniaque qu'elle avait eu dans la cave.
Il y eût comme une titanesque explosion de flamme puis plus rien.
Quand il regarda par la fenêtre, Christian s'aperçut qu'ils étaient en plein désert. Ensuite tout devînt noir, et il s'évanouit.